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2.8. La permission à Oran

On voit le Bernard d’aujourd’hui à la maison. Il est assis dans son fauteuil, fusil aux genoux et il regarde.

Solange lit à haute voix l’une des lettres de Bernard dans laquelle il a écrit qu’il aurait une vraie permission de quatre jours pour le 14 juillet, il irait à Oran et il écrit sur la ville.

Pendant la lecture, la voix du jeune Bernard prend le relais et il commence à raconter sa permission passée à Oran.

On voit le jeune Bernard entrer dans une chambre et on entend sa voix lire une lettre à Solange sur son séjour à Oran, sur son hôtel. Après, on entend la voix de Bernard d’aujourd’hui qui dit qu’il ne dormait jamais seul, il y avait toujours deux ou trois frères à côté et maintenant il se sentait fort, il se sentait HOMME.

On voit le jeune Bernard flâner dans les petites rues étroites d’Oran, et on entend la voix de Bernard d’aujourd’hui en disant qu’il partait au hasard, qu’il se sentait heureux et qu’il pouvait oublier la guerre et le toubib.

À ce moment on ne sait pas ce qui se passait avec le médecin, on sait seulement qu’il a disparu, dans le livre on sait déjà qu’il a été retrouvé mort.

Bernard se promène au bord de la mer à pied nu, puis il est dans un parc où il se rencontre Idir (par hasard ou c’était un rendez-vous ?). Le Bernard d’aujourd’hui parle des grands-pères et de la guerre de 14.

Ici, le réalisateur devance encore une fois un sujet parce que ce sera le grand-père d’Idir qui va parler de la Grande Guerre puisqu’il y a participé. Pourquoi anticiper un sujet de conversation et voler le rôle à un personnage ?

2.9. Chez la famille d’Idir

Les parents ou grands-parents d’Idir avec Bernard autour d’une table. Le grand-père d’Idir raconte de Verdun. Il parle des horreurs de la guerre, c’était une boucherie, un capitaine est devenu fou etc. et il demande à Bernard si son grand-père était là. Il dit qu’il était ailleurs dans la guerre mais que c’était la même chose. Il dit que son père s’est fait prisonnier en 1940 et quand il est rentré, Bernard ne le reconnaissait pas et il avait peur de lui.

Bernard part et pense qu’il ne raconterait pas aux copains de cette visite.

Bernard était en bons termes avec Idir, dans le livre leur relation nous a été déjà présentée avant de lire cette scène mais dans le film nous ne disposons pas de cette information.

Illustration du film Des Hommes de Lucas Belvaux – chez Idir

L’un des enfants de la famille subtilise le calot à Bernard. Dans le livre le calot joue un rôle important dans la relation de Bernard et Mireille (voir plus bas).