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2.16. La bagarre

On voit Bernard de dos toujours devant le comptoir. Des filles entrent dans le bar.

Bernard est manifestement ivre, il finit sa bière. Février et Rabut arrivent à ses côtés, Février commande trois bières et dit à Bernard d’aller danser.

Mais Bernard le décline en disant qu’il fait trop chaud, Février insiste qu’il faut s’amuser. Le barman sert les bières, Rabut dit que c’est sa tournée. Bernard boit d’un seul trait la moitié de son verre. Février rigole qu’il fait des progrès et insiste qu’il aille danser mais Bernard ne veut pas. Rabut rigole alors avec le curé et le mariage et dit : « Pardonnez-moi mon père, j’ai pêché. »

Bernard se tourne lentement vers lui et il cherche querelle à Rabut, parle plus fort, bachelier, dit Bernard. Rabut lui demande s’il a traité le médecin salope aussi quand il a ramassé son corps. Une bagarre s’éclate, c’est Bernard qui frappe pour la première fois. Février essaie de les calmer en vain. Ils sont déjà par terre, Rabut étendu sur le sol, Bernard lui donne des coups de poing. Février, deux soldats moustachus et un serveur retiennent Bernard.

Rabut sort du bar, Bernard court du bar après lui, il l’attrape par derrière et continue à frapper Rabut, gisant par terre. Des soldats et des civiles les entourent en les encourageant à se battre.

Illustration du film Des Hommes de Lucas Belvaux – la bagarre
Illustration du film Des Hommes de Lucas Belvaux – Bernard frappe

Un homme s’agenouille à côté de Rabut, qui est déjà moitié inconscient et chuchote à Bernard s’il lui donne encore un coup, il va mourir, c’est ça, ce qu’il veut ?

Illustration du film Des Hommes de Lucas Belvaux – Rabut par terre
Illustration du film Des Hommes de Lucas Belvaux – le médecin

Les autres s’en vont d’un coup. L’homme et Février ramassent Rabut et ils partent avec lui, Bernard ne sait manifestement pas quoi faire.

On ne sait pas d’où le médecin a surgi, mais dans le livre il a vu de sa fenêtre ce qui se passait et il est arrivé avec sa trousse de médecin, sa femme derrière lui en le suppliant de ne pas s’en mêler. Dans le livre il n’y a pas de dialogue, on ne sait pas ce que le médecin lui disait.

2.17. Chez le médecin

Cabinet d’un médecin, l’homme soigne Rabut, Février et Bernard derrière eux. L’homme leur fait des reproches de se battre entre Français, est-ce qu’ils ont pensé à leurs mères, ce qu’elles vont penser.

Il ne sait même pas qu’ils sont cousins, qu’est-ce qu’il dirait s’il le savait ?

Février demande le docteur, combien de temps encore mais il dit que Rabut partira quand il (le docteur) estimera qu’il est en état. Février argumente que le convoi doit partir au moins deux heures avant la nuit et s’il part sans eux, ils seront portés manquants. Après, il demande si l’état de Rabut est grave mais il ne reçoit pas de réponse.

Dans le livre il n’y a pas de dialogue mais on sait qu’ils ont passé deux heures chez le médecin.

2.18. Dans la caserne

Les trois garçons devant la caserne, nuit tombée. Février, Rabut, Bernard. La voix de Février dit que le convoi n’était pas parti, le lieutenant a décidé de ne pas partir sans eux.

Dans le livre quand il raconte les conséquences de ce retard à Rabut, il dit qu’il ne sait pas qui avait pris la décision de ne pas partir et plus tard il dit que c’était le caporal qui a décidé les attendre sans savoir où ils sont.

« Sans doute que pour lui quand on partait avant, on revenait avant. Ou autre chose, on sait pas » dit Février, après il continue :

« En attendant j’allais prendre comme les autres : jour d’arrêt, le tribunal militaire, une affectation dans une zone encore plus pourrie. Mais ce serait rien du tout à côté de ce qu’il nous attendait. »

Incohérence non seulement avec le livre mais plutôt avec les événements de cette fiction parce qu’ils ne seront pas jugés uniquement pour ce retard mais parce qu’ils seront soupçonnés d’être les complices des fells. Si leur retard était volontaire ils ont aidé de cette manière les fells pour pouvoir massacrer leurs camarades. L’accusation est donc beaucoup plus grave. Et l’affectation dans une pire zone était leur choix.

Février fait des reproches à Bernard dans la cellule qui ne répond pas.